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Une loi riche en
changements, et pleinement orientée vers la «
chasse » aux dépenses fiscales chère à la
direction des impôts.
C’est ainsi que la notion de réduction de 50% de
l’impôt sur les bénéfices propre à certains
secteurs géographiques ou professionnels a
disparu pour laisser la place à un taux fixe de
17,5%.
Bien plus, ce taux sera majoré de 2,5 points à
compter de 2011 jusqu’à rejoindre le niveau
national de droit commun.
Tanger est la principale place qui aura à pâtir
de cette politique en voyant disparaître à
jamais son statut de province doublement
avantagée et bénéficiant jusqu’en 2007 du cumul
des avantages spécifiques de 1963 et de ceux de
la charte de l’investissement.
L’impôt sur le revenu professionnel n’est pas en
reste puisque la réduction correspondante de 50%
a été remplacée par un taux fixe de 20%.
Celui-ci est également appelé à augmenter de 2
points par an à compter de 2011 jusqu’à
atteindre le barème de droit commun.
La promotion immobilière, pour sa part, a été
exclue littéralement du bénéfice des avantages
octroyés par la Charte de l’Investissement. En
outre, elle voit, désormais, son activité
assujettie à la TVA au taux de 20% au lieu de
14% précédemment ; ce qui promet nombre de
contentieux entre promoteurs et clients dans un
proche avenir.
Par ailleurs la taxe sur la cession de valeurs
mobilières est
passée de 10% à 15% et les droits
d’enregistrement ont triplé dans certains cas.
Profitant de l’embellie que connaît la
conjoncture économique, le département des
Finances n’a pas hésité à lancer les réformes
qu’il estime nécessaires pour améliorer les
ressources budgétaires.
A. BERNOSSI
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